Transitions binaires.

Rythme Binaire.
Tout commence par un rythme binaire, une succession de parties noires et blanches, de longueurs variables. C’est cette structure qui, dans le cas présent, signifie le rythme. Le rythme se construit avec un ensemble de vocabulaire simple. Parmi ces briques, nous trouvons, le bruit, qui est une succession aléatoire de longueurs blanches et noires. Il existe aussi des progressions par longueurs, des gradients, des répétitions de motifs, des symétries, des rotations, diverses possibilités de mélange, et bien sûr les combinaisons de tout ceci. C’est un résumé du vocabulaire minimal de construction du rythme binaire.
Plus la longueur du rythme est grande, plus il y a de place pour des expressions et des développements variés.
En soit un rythme représenté par des bandes verticales ou horizontales suffit à créer une image, mais c’est aussi un puissant élément pour créer d’autres choses et l’élaboration de vocabulaire de rythmes.
Du rythme à l’image.
Comment faire image avec un rythme ? Un rythme est déjà une image d’une seule ligne. La question qui se pose pour faire image est de trouver comment fabriquer plusieurs lignes avec ce rythme. La plus simple, comme on l’a vu est d’empiler la même ligne jusqu’à complétion de l’image. Mais il existe d’autres méthodes.
Transformations.
Les transformations offrent bien des solutions pour transformer une ligne en surface. Parmi elles on pourra citer la répétition de cette ligne en la modifiant un peu à chaque fois. La façon dont la modifier reste à charge d’imagination. Il se peut que l’on répète un certain nombre de transformations en boucle pour créer un autre rythme verticalement.
Une autre méthode est d’étirer cette ligne jusqu’à ce que sa taille soit suffisante pour qu’elle rentre dans la surface en la pliant plusieurs fois. La façon dont n va la plier composera une grande partie de l’aspect de la texture.
Automates.
Il existe des méthodes qui sont basées sur des automates. Ces automates transforment une ligne ‘binaire’ en une autre ligne binaire en appliquant à cette ligne des règles de transformations basées sur les voisinages des pixels. Il existe 256 règles de ce type, donc 256 automates différents. Certains n’ont guère d’intérêt visuel, d’autres construisent des motifs et des textures. La répétition des transformations successives d’une ligne avec une même règle permet de créer des images à partir d’une ligne. Ces images sont très typées.
Transitions
En présence de deux rythmes, il y a moyen de créer une image en élaborant une transition de l’un vers l’autre. Les méthodes des transitions sont variables et elles participent du vocabulaire de ce qui va suivre.
Pour des raisons de teste, un certain nombre d'images ont été générées automatiquement à l'aide de lignes binaires construites aléatoirement et des transitions choisies au hasard. Les images sont représentées à l'aide de simples zéros. Télécharger le livre de transition ASCII en PDF : Transitions Binaires (version ASCII)
Empilements.
Dans la typologie des images, il existe tout un domaine d’image qui sont construites par empilements. Le système de composition est simple, empiler des objets graphiques les uns sur les autres. L’objet le plus simple à empiler est le rectangle ou la bande. Comme on l’a vu avec le rythme binaire, la hauteur de ces bandes forment un rythme et c’est probablement là le propos de ce type d’image.
Ce n’est pas le seul projet au sein de cette démarche qui fonctionne par empilements. Les préoccupations reviennent par cycles, ce projet est un autre cycle, une autre incarnation de ce principe.
À ce stade, nous avons donc un ensemble d’éléments composés de manière linéaires, ce sont les rythmes. L’action d’empilement de ces rythmes nous offre la possibilité d’ajouter d’autres éléments de compositions. La variation de hauteur de chaque élément ajoute la possibilité de composer un rythme verticale. De plus, comme il est possible d’utiliser un élément plus d’une fois, et à différents endroits de la pile, nous avons à notre disposition le phénomène de répétitions qui participe d’un autre phénomène rythmique.
Un système qui semble simple, devient riche puisqu’à chaque niveau de composition, s’ajoute une quantité de possibilités qui agrandissent le nombre de combinaisons possibles. Ces possibilités sont néanmoins compartimentalisées dans chaque étape du processus. D’abord la composition de chaque rythme, puis la composition et la gestion des dictionnaires de rythmes, ensuite, le système des hauteurs de chaque bande, puis l’organisation des rythmes et enfin le choix des transitions. Chaque étape est assez indépendante les unes des autres et chacune offre une richesse de choix. En fin de compte, n’est-ce pas cela la composition d’image : choisir parmi de nombreuses combinaisons possibles ?
Les choses pourraient ne pas s’arrêter là et on pourrait imaginer d’autres manières de faire : ajouter d’autres paramètres pour augmenter encore la richesse du système. Pour l’instant chaque bande est de hauteur fixe, mais on pourrait se demander quel résultat pourrait naître si on avait des bandes qui ne soient pas de hauteur constante, mais penchés ou courbe ? Alterner des composition de bandes et de colonnes ? Quelles images seraient possibles si une ou plusieurs bandes étaient constituées de colonnes de transitions (comme une image renversée à l’intérieur de l’image)? Quelles seraient les possibilités si nous développions plus avant les manières de créer des rythmes ou de les arranger ? Pourrait-on migrer ce système vers un système de grille, vers un système de Zones à remplir par des formes ou des textures ? Que dire de la couleur ?
Les possibilités ne sont pas épuisées et sans doute seront elles l’objet de nouvelles recherches lors d’un autre cycle.
Télécharger le Livre complet en PDF : Transitions Binaires.

























